29 mars 2016

Sortir de sa zone de confort



Moi qui me plaignais de ne pas avoir de boulot, de subir mon statut de mère au foyer voici que la sacro-sainte embauche pointe le bout de son contrat et que je suis beaucoup moins enjouée que prévu. Retour sur ce qui est peut-être la fin de mon non-emploi.

L'entretien d'embauche.

Il y a deux semaines, je passe un nouvel entretien d'embauche. Le troisième depuis décembre 2015. Cette fois-ci, je vise le poste de gestionnaire de copropriétés au sein d'un groupe immobilier national. Je n'ai jamais officié à ce poste mais j'ai été trois ans au poste d'assistant de gestion de copropriétés, j'ai un BTS immo et je pense être apte à gérer un tel poste (avec un peu de boulot et une formation sur place). Le jour de l'entretien je suis reçue par le directeur de l'agence. Un trentenaire aux biceps moulés dans sa chemise/cravate. Il paraît frileux à laisser un tel poste à une nana qui sort de deux ans de chômage et qui n'a été qu'assistante auparavant. Il insiste aussi (beaucoup) sur le taux d'insatisfaction client très élevé sur le portefeuille de l'agence. Le stress et la surprise face à un tel aveu (c'est pas tous les jours qu'un recruteur met en garde des candidats) m'empêchent de rebondir et de lui demander quelles sont les raisons de cette insatisfaction. Je pense bêtement qu'il s'agit de copropriétés en difficulté financière dont les proprios sont remontés contre leur "voleur" de syndic (parce que c'est bien connu que le fioul est plus cher d'année en année à cause de nous).
Le directeur me confie également que l'agence souffre d'un turn over (source possible de cette insatisfaction), que ma potentielle future assistante n'est elle-même là que depuis trois mois et, à ce que je peux comprendre, la personne que je remplace est déjà partie et qu'il n'y aura pas de passation entre nous.
Je dois ensuite me soumettre à un test. Enfermée et seule dans une pièce à part, je commence à percuter ce que je viens d'attendre. Les conditions semblent franchement mauvaises pour que je m'éclate au boulot. Elles semblent même tellement mauvaises que j'ai peur d'être recrutée à ce poste. Peur de me faire houspiller par mes clients, peur de ne pas être à la hauteur du poste, peur de ne pas m'en sortir, peur d'être jugée incapable par mes collègues, peur de ne plus voir mon fils à cause des réunions tardives, peur de décevoir mon recruteur, peur de décevoir mon Homme, peur de me décevoir...
Je termine tant bien que mal le test, je ne pense pas avoir tout faux mais je sais que je n'ai pas tout juste non plus. Le recruteur me rejoint, me parle vite fait de mes prétentions salariales: 22000€ brut par an sur 13 mois. En fait, ce n'est pas ce que je veux gagner mais ce que je gagnais auparavant en tant qu'assistante. Lui me répond que c'est à peu près ce à quoi je peux prétendre en tant que "junior".
Je rentre chez moi, convaincue que je ne serai pas retenue. Et que finalement, je m'en porterais pas plus mal. Dorénavant, je vais viser le poste d'assistante, j'ai dû voir trop haut pour l'instant. Puis, en y réfléchissant bien, je n'ai pas très envie de me taper des assemblées générales le soir alors que mon fils est encore tout petit.

21 mars 2016

Quizz: Es tu une mère dans le coup?



La maternité n'est pas un long fleuve tranquille, la comparaison entre les mères est omniprésente d'autant plus sur les réseaux sociaux et le net en général. Alors pour faire le point de manière tout à fait objective et scientifique, voici un petit questionnaire pour savoir enfin si oui ou non tu es une mère dans le vent (tu noteras l'expression "dans le vent" complètement out qui te laisse deviner quelle type de mère je suis).

Un papier et un stylo pour noter le nombre de réponses par couleur et c'est parti!

1.Pour toi le sport c'est:
   Faire ton running en partageant ton parcours sur les réseaux.
   Faire ton jogging au moins une fois par semaine.
   Faire autre chose que dormir une fois les petits couchés.

2.Tu essuies les régurgitations de ton nouveau-né avec:
   Son bavoir.
   Tout ce qui te passe sous la main (chaussette sale, ta propre manche, le pyjama du petit...). 
   Des langes Aden+Anais en coton bio certifié.

3.Ta poussette est une:
   chose à quatre roues qui prend beaucoup trop de place dans ton entrée.
   Bugaboo.
   Bébéconfort.

4.Tu bois régulièrement:
   Une detox water.
   Du café, beaucoup (trop) de café.
   De l'eau.

5.Tu prends tes photos avec:
   Un appareil photo numérique
   Un reflex, un trépied et une télécommande
   Un smartphone

16 mars 2016

Weight Watchers - 9ème mois [Semaines 37 à 40]


Deux mois de stagnation coup sur coup, ça fait long...Oui alors bon, j'ai perdu...un peu...quasiment rien...mais j'ai perdu...m'enfin mon poids semble stagner dans les 84kg. La nouveauté du mois ne vient pas de la balance....mais du régime: j'ai arrêté Weight Watchers!!!

Après 8 mois passés à noter tout ce que je mangeais sur mon appli qui transformait tout ça en ProPoints (RIP) puis en SmartPoints (nouveau mode de calcul chez WW), j'en ai eu ras le cul. Ces derniers temps, je zappais régulièrement de noter et j'en avais marre de payer 70e par mois pour rien (puisque je ne notais plus mes aliments). Comme ça faisait un petit moment que je convertissais mes aliments en points, je pensais avoir acquis les bons réflexes. Suffisamment pour pouvoir me passer de l'appli. La première semaine de "liberté" s'est un petit peu payée sur la balance (+600gr) mais tout est rentré dans l'ordre la semaine d'après car j'ai recommencé à noter.
Et oui, qui dit fin de Weight Watchers ne dit pas fin du régime (ou du rééquilibrage alimentaire). Avec WW on apprend à mieux manger sans être un régime restrictif. J'ai tout de même encore le besoin de noter sur un bout de papier ce que je mange dans la journée. Premièrement ça me permet de me souvenir de ce que j'ai mangé (parce que j'ai la mémoire aussi performante que Dory parfois) et ainsi d'équilibrer si besoin le repas suivant. Deuxièmement, ça me permet de me rendre compte que je grignote encore parfois ou que je me fais un peu trop plaisir sur les desserts.
Même sans l'appli j'arrive à pointer les aliments "riches" dont j'aurais aisément pu me passer...encore faut-il arriver à s'en passer quand on est H24 chez soi (et qu'on a une cuisine ouverte sur le salon, quelle mode de merde ça!).
Côté sport j'ai augmenté d'un cran la résistance de mon vélo d'appartement. Force 7 sur 8, oui Madame! Je pédale toujours environ 25km en une heure deux fois par semaine. Avec cette nouvelle résistance je t'avoue que mes cuisses me picotent légèrement...j'espère que mes jambes ne vont pas trop trop se muscler parce que mon but c'est plutôt de m'affiner tu vois. Par contre, j'ai abandonné les abdos de manière temporaire. En fait, je fais du kiné depuis quelques semaines et il me fait faire des exo de gainage en hypopression (en gros, un peu de muscu mais sans forcer sur mon périnée). Une fois que j'aurais compris tous les exo du kiné, je ferais des abdos comme il m'a montré (parce qu'il me dit que les crunchs c'est pas bon du tout pour mon périnée).

13 mars 2016

Ma (petite) contribution pour sauver la planète (et ma peau): les cosmétiques bio.



Voilà un sujet que je voulais aborder depuis des lustres! Comme beaucoup de parents, l'arrivée de mon bébé m'a fait pas mal évoluer dans ma philosophie de vie. Si avant je me foutais pas mal de ce que contenait réellement les crèmes dont je me tartinais, aujourd'hui je regarde un minimum les compositions et commence à fréquenter assidûment le rayon cosmétique bio (alimentaire aussi mais c'est un autre sujet).

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour me convertir au bio?

Si tu es une écolo avertie, tu sais que la cosméto-bio existe depuis pas mal de temps et tu te demandes bien pourquoi la plupart des gens achètent encore des produits bourrés de chimie pas vraiment saine pour notre santé.
Je ne peux pas répondre pour les autres mais, personnellement, j'avais un a priori plutôt négatif quand au bio en particulier sur le prix. Faut dire que, plus jeune, j'étais déjà contente de pouvoir m'acheter des produits de "marques" (comme Dop, Garnier ou L'Oréal enfin, L'Oréal c'était déjà un peu le luxe tu vois...). Le peu de fois où j'étais tombée sur un produit bio, le prix était exorbitant (par rapport au Dop hein).
Aujourd'hui, j'ai les moyens d'acheter de meilleurs produits notamment pour mon visage (vu que j'ai une peau de merde, j'ai essayé toutes les marques de parapharmacie et de parfumerie). Avant ma grossesse, j'achetais des produits qui me paraissaient qualitatifs, qui seraient probablement efficaces pour soigner ma vilaine peau. Tout d'abord, force est de constater que les résultats n'ont jamais été trop au rendez-vous. Jamais un produit n'a profondément améliorer ma peau (qui a des traces d'ancienne acné et des boutons et autres points noirs réguliers). Avec ma grossesse, j'ai commencé à m’inquiéter de la composition des produits que j'appliquais sur ma peau car, même si le placenta est une sacrée barrière, le bébé reçoit forcément une certaine quantité de ces produits. Je me suis donc intéresser à des produits alternatifs moins toxiques. C'est là que j'ai découvert que l'on pouvait s'acheter des produits bio à un prix équivalent que les produits de grandes marques. J'ai l'air un peu con de dire ça mais le rythme et les soucis de la vie quotidienne font que la plupart des gens restent enfermés dans leurs routines et n'ont pas forcément l'idée de changer leurs habitudes.

10 mars 2016

Liebster award #2 ou comment j'ai rechuté...



Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis hein? Du coup, me revoilà à répondre à -non pas un mais- deux liebster awards alors que j'avais dis un non ferme et définitif il y a quelques mois de cela. Je vais pas te ré-ré-ré-ré-ré-ré-ré-ré-expliquer la chose et je balance la sauce direct!

11 choses hautement intéressantes sur ma petite personne
1. J'ai fais un "relooking" le mois dernier dont je te parlerais dans un billet à venir. #TeasingDeOuf
2. Je suis à la recherche (avec l'Homme) d'une maison (même que j'en ai parlé ici et que je ferais bientôt un autre billet là-dessus).
3. J'ai assisté à un enregistrement de Taratata (même qu'on me voit dans le public et tout). #JeSuisUneStar
4. Je crois que j'aimerais créer mon entreprise sauf que j'ai aucune idée de quoi.
5. J'ai arrêté weight watchers mais là encore, je t'en reparlerais plus tard (ce billet n'est qu'un gros teasing!)
6. J'ai une peau de merde: boutons, points noirs, tâches de rousseur et grains de milium. #Miam
7. Je suis persuadée que Jon Snow n'est pas mort ou qu'il va se faire ressusciter par la sorcière rouge. #SpoilerAlert
8. J'ai découvert Instagram il y a peu et franchement, c'est mon réseau préféré. #FollowMe
9. Je ne peux PAS faire caca si des invités sont à la maison. #CoincéeDuCul
10. J'ai peur des ondes wifi, des lignes haute-tension, des pesticides, du phenoxyethanol... #Parano
11. Je crois avoir un problème de dépendance au hashtag. #SansDec
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7 mars 2016

La dépression de la mère au foyer qui veut travailler


Tout de suite les grands mots! "Dépression" quoi! Alors, je ne sais pas si je deviens vraiment dépressive au sens médical du terme, ce que je peux te dire c'est que je suis pas au mieux de ma forme là tout de suite.

J'ai (presque) tout pour être heureuse

J'ai un homme plutôt charmant qui gagne un salaire nous permettant d'être à l'abri, j'ai un fils tout à fait parfait, assez chiant mais parfait, on a le projet d'acheter une maison, de mettre en route le deuxième bébé à court terme...et pour couronner le tout, nous sommes tous les trois en parfaite santé! Non mais honnêtement, dans un tel contexte, pourquoi aurais-je besoin de trouver un boulot?
Je me dis qu'il est possible qu'une de mes lectrices soit dans la situation opposée, une maman (ou un papa) qui travaille, et qui rêverais de pouvoir rester à la maison pour s'occuper de ses enfants. Il est également possible qu'une lectrice soit une mère au foyer "choisie" et qu'elle ne comprenne pas pourquoi je veuille à tout prix travailler. 
C'est pas comme si je m'ennuyais à la maison! Même si Junior est gardé la journée, je suis finalement assez occupée: je recherche un boulot donc je scrute les annonces, je postule donc je remanie mon cv et lettre de motivation quasiment à chaque fois puis si je décroche un entretien, je m'entraîne pendant des jours pour parfaire ma présentation; je recherche une maison donc je scrute les annonces, j'essaye de retrouver par moi-même les maisons proposées par les agences pour éviter de passer par elles, j'appelle les agences quand je n'ai pas le choix, je visite et je tiens informés les agents ou proprios après; je gère l'intendance de la maison donc je fais le ménage, les lessives, le repassage, je paye les factures, je prépare les vacances; enfin, j'ai un blog donc j'écris et surtout je lis les billets des copines, je commente, je like, je retweete...
Tout cela n'est pas très productif dans le sens où je ne crée aucune richesse (et donc aucun revenu) mais pourtant, je suis fatiguée en fin de journée. Le hic c'est que je culpabilise d'être fatiguée à "ne rien faire".