3 mars 2015

Toi qui cherche une place en crèche, abandonne tout espoir.



J'ai d'abord été en colère, puis triste, puis abattue puis re-en colère...Vendredi dernier j'ai reçu la lettre de la crèche m'annonçant que je n'aurai pas de place à temps plein en septembre parce que je suis au chômage. Oui mais moi si je la demande cette place c'est justement pour trouver un travail. Si tu (toi là, la directrice de cette crèche) m'avais dit "à partir de septembre on garde fiston 5 jours par semaine" j'aurais pu me mettre à chercher un boulot pour de vrai (là je fais à peine illusion pour pas être radiée de chez Popole Emploi). Mais non, tu refuses de garder Junior parce que je ne bosse pas. Et comme tu ne veux pas le garder, je ne peux pas bosser. Nous voilà en présence d'un cercle vicieux de compét!


Et je repleure. J'ai l'impression d'avoir encore fait un mauvais choix. Tout comme j'ai fait le mauvais choix dans mes études, puis dans mes deux précédents boulots. J'en reviens à regretter d'avoir fait un enfant. Non non...en fait lui je ne le regrette pas du tout. Il est tellement gentil, beau, doux, intelligent, aimant. Puis il fait ses nuits, rien que ça ça prouve que mon fils est parfait.
Je ne suis pas carriériste mais je ne veux pas être complètement dépendante de mon homme. Que le futur crédit immobilier repose sur ses seules épaules. Je veux gagner ma vie. Je veux pouvoir me faire plaisir sans que l'on pense "dis donc celle-là elle dépense l'argent de son mec". Ma mère n'a jamais été indépendante, et encore aujourd'hui elle survit avec les allocs. Je ne veux pas devenir comme ça. Je veux travailler mais je ne peux pas
Assez de s'apitoyer sur son sort Elodie! Tu te sors les doigts du cul et tu files trouver un plan B. Et des plans B y en a pas des masses étant donné que je suis loin de ma belle-mère (à qui de toute façon je n'aurais pas confier mon fils) et que la crèche me ferme ses portes. Ne reste plus que la solution "nounou". Enfin, une assistante maternelle hein...parce que je suis hyper-stressée comme mère (ça accepte les caméras de surveillance les nounous?).
Le programme de la semaine donc c'est de prendre contact avec le relais des assistantes maternelles le plus proche, de fouiller le net pour voir les "do" et les "don't" de la nounou et surtout appeler cette directrice pour lui dire ses quatre vérités. Oui parce que cerise sur le pompon du gâteau: le fait d'avoir deux parents qui travaillent n'apparaît pas dans les critères d'attribution des places dans le règlement de fonctionnement de ladite crèche! Étonnant hein?

Bien sûr on est des milliers dans ce cas, à galérer à trouver une solution de garde pour nos petits. Mais depuis décembre dernier je pensais vraiment avoir une place en septembre prochain (quelle gourde je fais). Je pense que c'est le fait que mes plans soient complètement foutus en l'air qui me chagrine plus que le fait de devoir confier mon fils à une nounou. Après tout la plupart des petits qui sont gardés le sont par des nounous ou pire, leur mamie. Bah oui, étant donné qu'une place en crèche est aussi difficile d'accès que le sommet du Mont-Blanc de nuit (sans loupiote ni tente 2" quechua) et que les mamans veulent (et souvent doivent) travailler, faut bien trouver un plan B.

Et toi, t'as trouvé ton bonheur?

11 commentaires:

  1. Juste pour te rassurer peut-être sur un point : mes deux filles ont été gardées par une nounou de 3 mois à 3 ans, et ça s'est très bien passé :) Elle avait l'agrément pour 4 enfants, du coup ils étaient toujours plusieurs ensemble, il n'y avait pas ce côté "mamie" ou "maternel" que j'aurais pu redouter. Elles aiment beaucoup leur nounou, mais s'en sont détachées sans problème (au moment des vacances ou de l'école), elles savent faire la différence entre elle, ses grands-parents, nous, les autres.
    Et encore mieux : une nounou dans une Maison d'assistantes maternelles (MAM) ; c'est comme une crèche, avec un fonctionnement collectif, mais avec les avantages de la nounou (souplesse des horaires, relation plus proche avec l'enfant, etc.). Si tu as des questions, n'hésite pas :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je sais bien que dans l'immense majorité des cas, ça se passe très bien chez la nounou. Mais il y a toujours un risque infime que ce soit ton gosse qui tombe sur la nounou violente. Je vais me renseigner, c'est prévu. Va bien falloir trouver de toute façon ^^

      Supprimer
  2. Arf...Pas cool la lettre. J'ai comme l'impression qu'ils te jugent un peu, je trouve ça vraiment moche.
    Il n'y a pas d'autres structures sinon là où tu vis?
    Ou encore, peut être il y aurait moyen de négocier avec la directrice?
    T'inquiète, il y a forcément une solution.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je crois que c'est pas qu'une impression. "La maman a pas de boulot, le papa peut largement payer une nounou, ils ont qu'à se démerder." voilà ce qu'elles doivent se dire. T'inquiète je vais la trouver la solution mais sur le coup ça m'a coupé les pattes.

      Supprimer
  3. Merde, c'est un coup dur.
    J'ai travaillé en crèche, parfois les parents n'y pensent pas, mais fais aussi bien le tour de toutes les crèches privées et associatives, qui n'attribuent pas forcément leurs places selon les mêmes critères (parfois seulement l'ordre d'inscription). Enfin, je ne sais pas où tu habites, et ça dépend des mairies.
    Et puis l'assistante maternelle, je comprends tes craintes, mais tu peux avoir des recommandations d'autres parents et l'observer pendant toute la période d'adaptation.
    Bon courage :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le truc c'est que cette crèche elle est à 5 minutes de chez moi...Ne sachant pas où je travaillerai c'est quand même top. Je ne sais pas quoi faire: lutter pour la crèche ou me tourner vers une nounou... Moi, compliquée? ;-)

      Supprimer
    2. L'un n'empêche pas l'autre et tu aviseras si tu as une place en crèche.
      Prend bien une assistante maternelle agrée, elle a suivi une formation et est un minimum surveillée. Et tu sais, la crèche c'est pas forcément mieux, les enfants sont nombreux, c'est fatiguant, et les pros ne peuvent pas toujours répondre à leurs besoins aussi vite qu"il faudrait. Chez une AM (quand elle est bien) ils sont cajolés, vivent à leur rythme...

      Supprimer
    3. C'est ce qu'on s'est dit avec l'Homme! Je pars en quête d'une nounou la semaine prochaine (parce que là la responsable du relais ass mat est en vacances...). Ca promet de futurs articles croustillants sur le blog ;-)

      Supprimer
  4. Je comprends totalement ce que tu vis, pour vivre la même chose (enfin, moi c'est plus le côté financier qui m'embête que le burn-out maternel). Et tout le côté "je me suis plantée dans mes études, dans mon orientation, j'aurais jamais dû faire d'enfant, je suis trop bêêête", c'est tout à fait ce que je me dis dans les moments de déprime (et la mienne ne fait pas ses nuits :p) !

    Ici, on a vu la dame de la crèche il y a une dizaine de jours, et on a eu hier le précieux sésame du médecin, aka le certificat d'aptitude à la garde en collectivité. Mais je ne sais pas trop à quoi m'en tenir. La directrice m'a un peu soufflé le chaud et le froid. Elle m'a dit : "Le conseil d'attribution se réunira en mai pour décider des places de septembre." Je lui ai dit "Ok, je m'inscris. Et si en attendant je trouve du boulot, est-ce que vous avez la liste des assistantes maternelles (puisqu'en fait c'est la maison de la petite enfance aussi, la crèche, ici) ?" Elle m'a répondu : "Ah mais si c'est une situation d'urgence, on peut peut-être s'arranger." Je lui ai dit "Du coup je peux compter sur la crèche ?" Elle m'a répondu "Je ne sais pas, ça dépend de si des parents déménagent ou pas..." (ceci était donc un épisode de Bref pas drôle) L'avantage tout de même, c'est que c'est une structure multi-accueil, qu'ils font aussi halte-garderie et qu'en tant qu'habitants de la communauté de communes, on a droit de toute façon à trois demi-journées par semaine. Donc on devrait pouvoir commencer l'adaptation dès que Choupie ne sera plus malade (histoire que tous les microbes de la crèche puissent aller envahir un terrain vierge).

    Je ne sais pas quelles sont les possibilités chez toi, mais à Dijon où je vivais avant, si un parent retrouvait du travail, il y avait possibilité de prendre le bébé en crèche d'urgence pendant deux mois, je crois (je le sais parce qu'on m'en a proposé, à un moment, du travail, que j'ai refusé... oui oui, je sais, mais elle avait 10 semaines !). Sinon moi c'est le prix des nounous qui me freine, mais si ça rentre dans votre budget, il y a des perles, des femmes qui adorent leur métier et font faire des tas de choses intéressantes aux enfants. Si tu te donnais jusqu'à septembre pour retrouver du travail, je pense que tu as largement le temps de trouver l'âme-sœur :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai bien l'impression que ces directrices de crèche s'expriment de façon à perdre les parents. Quand je pose des questions ( à la sous-directrice), le temps de sa réponse j'ai oublié ma question puis quand je me refais la discussion je me rends compte qu'elle ne m'a pas du tout répondu. Le fonctionnement reste très opaque.
      J'espère avoir un peu de temps demain ou jeudi pour mettre les choses au clair côté crèche et côté nounou.

      Supprimer
  5. J’ai eu beaucoup de mal à trouver une place en crèche pour ma petite mais mon employeur et Les petites canailles m’ont aidé dans les démarches et j’ai actuellement réussi à trouver un crèche en région parisienne ! :)

    RépondreSupprimer